Si il y a bien une situation que je déteste dans la vie, c’est bien de raconter un truc enthousiasmant sans réussir à passionner l’auditoire. Souvent c’est parce que tu es tout seul à avoir vécu le truc en question. Dur dur de voir une bonne anecdote que tu avais trop envie de partager tomber à l’eau.
Tu racontes, tu détailles, tu exagères, tu peux même devenir outrancier. Et pourtant en face c’est l’indifférence générale : nada, encéphalogramme plat, rythme cardiaque stable, oeil morne… et puis le couperet qui tombe "ouais ben moi sinon l’autre jour…"
Mais quoi ? Il/elle voit pas que c’est un truc de dingue ?!
Et ben non justement. Nous y sommes. Il/elle ne VOIT pas. Parce qu’en fait une bonne anecdote, il faut, dans la mesure du possible, la compléter d’un petit tour sur google maps. Et oui les amis !
Là le péquin en face il est à genoux. Subjugué par vos paroles, impressionné par votre vécu et jaloux en plus le bougre. C’est gagné !
Toute une tribune donc pour vous montrer deux exemples complètement décevants tirés de mes récentes vacances.
Ci dessus les 90 mètres de large de la Karl Marx Allee à Berlin. Je vous invite à voyager dans la carte rien que pour voir le gabarit des bâtiments desquels on admirait les parades militaires du temps du mur. Vraiment impressionnant. Je crois que c’est la plus large, mais là bas toutes les avenues ressemblent à des autoroutes. Un vrai choc quand on arrive et qu’on a pas encore découvert les petites terrasses et les jardins de Prenzlauer Berg et du nord de Mitte.

Une vue de loin de la presqu’ile de Quiberon (en haut) et une vue satellite (en bas) de l’endroit où la bande de terre qui la relie au continent est la plus étroite. Une plage de chaque côté et il ne reste que la place pour une route et une mini voie de chemin de fer. Magnifique.
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