Je viens de finir Saga, un roman de Tonino Benaquista qui relate les tribulations de 4 scénaristes chargés d’écrire un feuilleton merdique qui, sous leur plume iconoclaste, finit par devenir un véritable phénomène de société.
A la fin du livre, le héros fantasme sur une nouvelle génération de films au scénario modulable selon des critères comme le taux d’humour, de violence, de sexe, etc.
A croire que la réalité rejoint la fiction, je viens de tomber sur la fin alternative de Je suis une légende, le blockbuster loupé de cet automne. Au cinéma, Will Smith, en bon héros américain, se sacrifiait en pulvérisant les zombies pour sauver une jeune maman et sa fille. L’autre fin, disponible sur le DVD zone 2 (ie pas la version US !), est plus nuancée et surtout fidèle à l’esprit du livre où le brave docteur réhabilite le peu d’humanité dont sont capable les zombies.
D’où deux questions :
1/ Pourquoi les producteurs n’ont-ils pas choisi cette fin de meilleur goût ?
2/ L’avenir du cinéma passe t-il par l’interactivité et la liberté d’adapter les scripts à ses desiderata quitte à dénaturer les partis-pris créatifs du réalisateur ?
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